La trajectoire du projectile

          La balistique extérieure concerne le comportement des projectiles durant leur trajectoire : c'est-à-dire comment l’air, la pesanteur, la pluie, la neige, l’humidité va les freiner. La portée d’un projectile peut s’étendre jusqu'à plusieurs kilomètres. On peut prendre en effet les snipers pour exemple. 

-        Classique

        En absence de frottements, les projectiles suivent une trajectoire parabolique puisque un tir correspond à une chute libre. En effet la balle éjectée tombe dès l’instant où elle part. De plus, cette parabole est de plus en plus courbée si la distance augmente ou bien la vélocité* diminue. Cependant, le canon est légèrement incliné par rapport à la ligne au dessus de celui-ci de façon à ce que le projectile atteigne la cible visée. Toutefois, la trajectoire peut être déviée par différents éléments tels que la pluie, le vent, etc…   Il existe en effet différents éléments qui peuvent exercer une influence sur la balle, par exemple celle de la masse, ou des frottements :

 

 

    Ici, la balle est en chute libre et aucun frottement ne s’exerce dessus : on observe qu’elle suit une trajectoire parabolique.

    Ici, la balle est toujours en chute libre, cependant des frottements s’exercent sur celle-ci : la balle ne suit plus une trajectoire parabolique.

    L’exemple est celui d’une balle projetée à 340m.s-1 : elle parcourt une distance de 1500m lorsqu’elle ne subit aucun frottement.

   Ici, la balle subit une force de frottement : la distance parcourue en est fortement diminuée (1100m). Ceci correspond à un phénomène d’énergie dissipée par les frottements.


        Pour résumer, voici un graphique récapitulatif des différentes forces qui s'exercent sur la masse m, c'est-à-dire, le projectile :
  • Le projectile subit une force de frottement, représentée ici par le vecteur f
  • Il subit également l'action du poids, représentée ici par le vecteur P.

            - Ricochet

         L'étude du phénomène des ricochets est importante pour la reconstitution de la scène de crime. Dans ce domaine, les paramètres suivants sont à considérer : l’angle d’incidence, l’angle de ricochet, l’angle critique du ricochet, l’angle de déviation, la pénétration et la longueur du contact.

       L’angle d’incidence est défini comme étant l’angle avec lequel le projectile vient frapper sa cible (ou, plus généralement, l’angle compris entre la trajectoire du projectile et le plan formé par la cible).

L’angle de ricochet (ou angle de réflexion) est défini comme étant l’angle compris entre la trajectoire du projectile après ricochet et la cible sur laquelle le projectile a ricoché.

L’angle critique du ricochet est la valeur d’angle d’incidence maximale pour que le projectile ricoche encore ; au-delà de cette valeur, le projectile se fragmente ou traverse la cible. Cette valeur dépend des caractéristiques du projectile et de la cible.

L’angle de déviation est négligeable sur de courtes distances. Le ricochet est influencé par plusieurs paramètres, dont la vitesse du projectile, sa composition, son chemisage*, sa forme et la nature de la cible (dure ou molle). Dans le cas d’une cible molle, plus la pénétration est profonde, plus la longueur de contact sera importante. Si la cible n’est pas suffisamment épaisse, le projectile peut le traverser. En se reportant à l’équation de l’énergie cinétique, on remarque que l’énergie mise en jeu au moment de l’impact provoque une déformation plastique du projectile et de la cible. Une partie de cette énergie est restituée au projectile, ce qui fait qu’il ricoche. Le chemisage influence directement le coefficient d’élasticité du projectile.

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site