Les empreintes digitales

A/  Qu'est-ce qu'une empreinte digitale ?

On estime que les empreintes digitales commencent à se former aux alentours de la 13e semaine de grossesse. Leur forme si caractéristique dépend de nombreux facteurs, comme la vitesse de croissance des doigts, l'alimentation du fœtus...Ce qui fait que chaque individu, même chaque doigt, a son empreinte propre. Et ce système n’a pas de faille : même deux vrais jumeaux ont des empreintes digitales différentes même si elles se ressemblent.

Chez les êtres humains, les bouts des doigts ne sont pas lisses. Sur la dernière phalange* de chaque doigt, et sur toute la paume de la main, la peau forme des creux et des bosses. On appelle cela des crêtes ou stries. Sans ces stries, on ne pourrait tenir un objet dans nos mains sans qu’il glisse. Une empreinte digitale est formée lorsque l’on touche quelque chose : en effet les liquides gras de nos doigts s’y déposent en suivant exactement les crêtes du doigt.

Ce qui caractérise une empreinte digitale, ce qui la rend unique, ce sont les dizaines de minuties différentes qu’elle comporte : leur organisation, leur direction, ...

 

Le nombre de minuties présentes sur une empreinte est souvent diminué. En effet, une empreinte digitale est très souvent laissée dans la précipitation, et est donc partielle ou empâtée. De plus les matériaux ne retiennent pas tous les substances grasses du doigt. Ainsi il est facile de relever une empreinte sur du verre, du plastique, ou sur du métal, moins facile sur du bois ou du carton, et impossible sur du cuir ou de la peau.

Les empreintes digitales sont repérables grâce au Polilight, un appareil qui permet de découvrir certains indices invisibles à l'œil nu. Pour prélever l’empreinte, et l’analyser, l’enquêteur va utiliser une poudre fine, noire ou de couleur selon les surfaces, qui va se coller aux liquides gras, et cela révélera exactement les stries de l’empreinte digitale.

B/  Les familles d'empreintes

             Il existe trois grandes familles parmi les empreintes digitales : les boucles, les arcs, et les verticilles.

 

 

Sur la première empreinte dite en arc, les lignes sont disposées les unes au-dessus des autres, et forme un « A ». Les motifs en arc font partie des plus rares.

La deuxième est dite en boucle : les lignes se replient sur elles-mêmes, soit vers la droite, soit vers la gauche. C’est le motif le plus courant.

Sur la troisième image, les lignes s’enroulent autour d’un point en formant un tourbillon, cette empreinte est dite en verticille.

 Un individu n’est pas caractérisé par une famille : en effet les empreintes des dix doigts d’une même personne peuvent ne pas être de la même famille. De plus, elles sont également toutes différentes. Ainsi, l’index peut appartenir à la famille des arcs alors que le pouce appartiendra, lui, à la famille des verticillés.  

C/  L’étude de l’empreinte

         L’identification d’une empreinte digitale se base sur le repérage de marques particulières : les minuties. L’étude de leur emplacement compte également dans ce travail. Ces marques forment des dessins comme des lacs, des fins de ligne, des bifurcations dans les crêtes ou encore des îles.

 

 

     Malgré une croyance très répandue, la lecture des empreintes digitales est effectuée par des hommes, et non pas par des logiciels, même s’ils aident la police. En France ce ne sont que les laborantins de la police ou de la gendarmerie qui se chargent de ce travail. Le laborantin étudie sur ordinateur l’empreinte agrandie, puis recherche à la main des minuties facilement identifiables. Un ordinateur ne pourrait étudier l’empreinte car il ne peut pas prendre en compte certains paramètres aléatoires qui peuvent détériorer l’empreinte. En effet, si la personne suspectée possède une cicatrice au niveau des ses empreintes, l’ordinateur pourrait supposer que cette cicatrice est une bifurcation, une fin de ligne,… L’analyse serait alors faussée. De même, si l’individu avait les doigts trop gras quand il a déposé son empreinte, les crêtes seront plus épaisses, et un arrêt de ligne peut être vu comme une bifurcation. Mais là encore, l’erreur est humaine, ainsi sous une intense pression, des dérives peuvent arriver. C’est pourquoi les identifications sont vérifiées par un deuxième expert, et que la loi française exige 15 minuties identiques.

    Car en effet c’est la correspondance avec une autre empreinte que les policiers recherchent. Pour cela, ils recherchent dans leurs bases de données, le FAED (Fichier Automatisé des Empreintes Digitales), une concordance avec une empreinte fichée. Ce fichier est mis à jour par le service central de l’Identité Judiciaire de la Police Nationale. Plus de deux millions de personnes y sont fichées, toutes mises en cause dans une affaire, mais pas forcement coupables. Les empreintes relevées à la suite d’un délit sont effacées après 3 ans, et celles relevées pour un crime au bout de 10 ans. L’ordinateur affiche l’empreinte relevée sur le lieu du crime, et la compare à toute la base de données grâce à l’emplacement et à la direction des minuties. Par la suite, l’ordinateur montre toutes les empreintes qui correspondent le plus avec celle analysée. C’est ensuite à l’expert de la police scientifique de déterminer laquelle est la bonne, ce qui sera ensuite vérifié par un second expert.

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